Compte-rendu : Partie 1 du colloque "Éclairages historiques et mémoriels" 9h30-11h

Introduction du colloque

 

Linda et Mélissa de Sciences Po Monde Arabe

Mélissa Rahmouni, présidente de l’association Sciences Po Monde Arabe et chargée d’organisation du colloque, remercie tout d’abord au nom de toute l’équipe SPMA les personnes qui ont contribué à la concrétisation de cet évènement : Sciences Po et notamment les responsables de la vie associative ; le réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH) dont le soutien fut indispensable et bien entendu les intervenants – notamment ceux qui viennent spécialement d’Algérie- qui ont accepté de partager avec le public leurs idées et visions de l’Algérie d’aujourd’hui. Elle rappelle brièvement l’esprit du colloque : « réaliser le bilan en cette année symbolique – le cinquantenaire de l’indépendance- ne signifie pas faire un procès ; il s’agit seulement à notre modeste échelle d’une évaluation des défis auxquels la société algérienne fait face en 2012 afin de souligner de nouvelles perspectives. Il est important de comprendre les clivages et les problématiques qui se posent sans tabou, et d’insister également sur les possibilités de réformes structurelles essentielles pour l’avenir du pays ».  Le modeste objectif que se fixe l’association à cette occasion est de réunir les conditions d’un débat démocratique et honnête, et sans prétendre à l’exhaustivité en une seule journée ou apporter des réponses immédiates, SPMA espère que ce colloque permettra de soulever certaines questions cruciales en évitant tant que possible deux biais : le déni de la réalité (économique, sociale et politique) ; et la critique non-constructive.

 

Partie 1 : « Eclairages historiques et mémoriels » (9h30-11h)

 

Linda Kalladjou, membre de l’association Sciences Po Monde Arabe et chargée d’organisation du colloque, introduit la première partie de l’évènement par une citation d’Albert Camus “Il est bon qu’une nation soit assez forte de tradition et d’honneur pour trouver le courage de dénoncer ses propres erreurs. Mais elle ne doit pas oublier les raisons qu’elle peut avoir encore de s’estimer elle-même” (Chroniques algériennes 1939-1958). Linda rappelle les différents thèmes qui seront évoqués notamment la question de la mémoire révolutionnaire et du moment de ferveur collective de 1962, la permanence du passé, les mémoires croisées (France/Algérie) sur la période coloniale et la guerre d’indépendance, les défis de l’écriture de l’histoire en Algérie mais également le cadre idéologique des institutions naissantes de l’Etat algérien indépendant.

 

Avec l’aimable participation de :

Lahouari ADDI, sociologue, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de  Lyon.

Malika RAHAL, historienne et chercheuse au CNRS.

Benjamin STORA, historien, professeur des universités.

 

1)      Intervention de Lahouari Addi 

 

> Une étude très tardive de l’Algérie par les sciences sociales

Lahouari Addi

Lahouari Addi

Lahouari Addi revient dans un premier temps sur les sciences sociales et l’étude de l’Algérie. « Pendant toute la première moitié du XXe siècle, les sociétés colonisées ont été complètement ignorées par la science politique. » souligne Lahouari Addi, en poursuivant « il faudra attendre les travaux pionniers de Pierre Bourdieu en sociologie. ». Mais en science politique, il existe un vide considérable. A partir des années 1960, on entre dans la période dite postcoloniale. Jean Leca essayait d’expliquer comment se construisait l’Etat avec les vestiges de droit public de l’Etat colonial. Puis quatre années avant Edward Saïd, en 1974, le congrès international de sociologie qui se tenait en Algérie imposait le tiers-mondisme dans les sciences sociales. Vint ensuite le procès de l’anthropologie occidentale, et les discours parlant au nom d’acteurs collectifs reliés à des notions peu définies (capitalisme, socialisme, impérialisme). « Ce sont vraisemblablement les émeutes des années 1980 qui ont, en Algérie, attiré l’attention sur le décalage et la rupture profonde entre la société algérienne et le domaine académique : les sciences sociales n’avaient pas d’objet et les sociétés n’avaient pas de discours scientifique » poursuit Lahouari Addi. Il se réfère également à Michel Foucault en insistant sur l’absence de « conscience épistémique », autrement dit le fait de ne pas considérer la société algérienne et la « conscience sociale » comme objet de science humaine, et objet de sociologie.

La sociologie politique – discipline de Lahouari Addi- a pour objet les conflits politiques et leur résolution par l’Etat : « comment étudier des conflits politiques à la lumière d’un Etat qui a pour objectif de rejeter et d’ignorer les conflits politiques ? » s’interroge-t-il. En effet, « le Pouvoir considère qu’il n’existe pas de conflits entre algériens mais une union monolithique et monopolistique ; les conflits n’existent qu’avec l’extérieur -ils opposent à la France ou au Maroc- ou venant de l’extérieur – comme l’exprime l’insulte courante en Algérie pour décrédibiliser quelqu’un « hizb fransa »- ».

> Les institutions naissantes empreintes de « populisme » : idéalisation du peuple et mépris de la société

La seconde partie de son intervention revient sur la dimension populiste des institutions naissantes de l’Etat algérien indépendant et le caractère apolitique du politique. Lahouari Addi poursuit : « le présupposé de base de cette construction apolitique du politique est que l’armée est l’avant-garde de l’évolution politique et le « protecteur ». Le peuple est une entité indéfinie, une alchimie, une construction idéologique par lequel le pouvoir politique est nié ».

Lahouari Addi revient sur le contexte post-indépendance et « la soif de modernité  incarnée par l’utopie populiste ». Il considère que « le populisme idéalise le peuple et méprise la société, le peuple n’est pas une réalité sociologique mais une construction idéologique ». Il n’a de substance que face à l’ennemi étranger, et se dissout dans une société ignorée où n’existe ni droit, ni sujets de droit. Pour illustrer son propos, il considère que « c’est le Colonel Houari Boumediene qui a le mieux incarné cette contradiction : il adorait/idéalisait le peuple mais détestait/méprisait la société. Le populisme avait horreur du tumulte des aspirations individuelles, des couleurs et des odeurs. Toutes les politiques économiques et sociales ont été pensées pour les besoins du Peuple et non de la société. ».

Il analyse ensuite un changement de cap car « si de 1962 à 1988, le régime a défendu ce populisme en bénéficiant de la croyance des élites, les choses ont changé depuis 1988 car désormais plus personne n’y croit.  En effet, les élites dirigeantes ont fait du régime une fin en soi : l’Etat est devenu un refuge pour les dirigeants qui n’ont de toute évidence nul autre endroit où aller, la société est inhabitable et hostile pour eux ». Selon Addi, les islamistes ont d’une certaine manière reproduit sous une autre forme le populisme du FLN d’antan.

En somme il conclue en rappelant que la société algérienne a du faire face à un populisme utopique autiste et que l’objectif des institutions naissantes postindépendance était d’intégrer le Peuple dans l’Etat en considérant que la société avait été « souillée » par l’acculturation française. « Si l’Algérie a échoué à réellement se développer, c’est parce que toutes les politiques de développement économique menées jusque-là ont été conçues pour le « peuple » et non pour la société. ». Ce populisme a été battu en brèche par divers échecs socio-économiques. Il conclue « si les hommes politiques ne croient plus en ce populisme, ils sont encore liés par son héritage ».

 

2)      Intervention de Malika Rahal

Malika Rahal qui a fondé ses travaux sur de nombreuses enquêtes de terrain, oriente son intervention sur les défis et obstacles de l’écriture de l’histoire en Algérie -notamment après 1962- et sa nature éminemment « politique ».

 

> 1962 : un moment de ferveur collective qui monopolise l’histoire algérienne

Malika Rahal

Malika Rahal

Malika Rahal considère que « 1962 constitue un moment de ferveur collective. Quand on pousse les témoins à développer, on entre dans un moment de silence, de manque de mots, de ferveur et de traumatisme. C’est la fin de 132 ans de colonisation et donc la fin d’un régime qui est allé loin dans la violence et l’acculturation sans pour autant réussir ». Elle poursuit « On a ce moment absolument étonnant de 1962 qui donne sens au passé : la période coloniale et la guerre. Elle donne un gain substantif, celui de l’indépendance, et symbolique, celui du sens du passé. C’est d’une certaine façon la fin de l’Histoire, alors qu’on accède à cet espoir millénariste et révolutionnaire. C’est enfin le début d’une période où il n’existe pas vraiment d’Histoire de l’Algérie indépendante ». Pour les historiens, l’Algérie n’existe pas comme champ d’accumulation de savoirs, de données disponibles pour les historiens, de « collectif » qui se constituerait progressivement. Un autre élément vient illustrer cette approche « le département d’histoire est choisi par les étudiants lorsqu’ils ne peuvent opter pour une autre discipline. Le choix du département histoire est rarement un choix volontaire et il ne s’agit pas d’une discipline qui apparaît comme attirante et source d’ouverture critique ».

Malika Rahal évoque la question de la légitimité historique « Il faut avoir été au cœur de la légitimité révolutionnaire dès le 1er Novembre pour être du côté de la légitimité historique. ». Elle rappelle également que les départements d’histoire furent les premiers à être arabisés, révélant ainsi leur importance stratégique.

 

> Un obstacle de taille : l’accès aux Archives

Le problème d’accès aux archives algériennes de l’après-indépendance est une difficulté épineuse.  D’un point de vue technique, le versement des archives aux archives nationales se fait de manière similaire à la France : « on a une base de versement régulière et la décision d’ouverture ou non au public. Or il n’existe aucun fond d’archives ouvertes au public pour la période après 1962, ce qui paraît impossible sans changement de régime ». Pourtant dans la pratique, les difficultés relatives à l’accès aux archives est un obstacle de taille pour les historiens et chercheurs. Après un échange avec le public, Malika Rahal souligne en effet la récurrence d’une même excuse à propos de la disparition des archives : "elles ont été brûlées". L’histoire post-indépendance est « un secteur sinistré, abstraction faite des articles et récits de presse qui ne peuvent toutefois constituer un « récit-cadre » ».

 

> L’histoire postindépendance : l’absence de "récit-cadre" et les défis de l’écriture

Pour illustrer l’idée selon laquelle «l’Algérie indépendante n’existe pas comme champ de l’histoire», Malika Rahal prend l’exemple des départements d’Histoire des universités algériennes comme indicateur « les historiens ne considèrent pas la période post-1962 comme cadre de recherche historique important ». Après 1962, explique-t-elle, ce n’est plus la Révolution et donc on considère qu’il n’y a plus aucune légitimité pour constituer un espace d’études historiques.

A propos de l’histoire post-62, Malika Rahal explique qu’il existe « une sorte de magnétisme de la guerre et de la révolution, tout le reste n’étant pas de l’histoire, mais du journalisme, de la politique… On a également une méfiance de la part des témoins du fait que les enjeux politiques du présent dans un régime autoritaire sont extrêmement lourds. On peut raconter aisément des éléments de la guerre en laissant les conflits internes à l’écart. Passée la barrière de 1962, on hésite sans trop savoir pourquoi. On est dans quelque chose de complexe. A partir du moment où l’histoire entre en scène, le silence s’abat après 1962 : on ne parle plus par exemple des maquis post-1962 (maquis FFS 1963). L’article 44 de la Charte de réconciliation nationale 2006  fait peser un risque important sur l’expression ou la recherche historique. Quelqu’un qui prendrait la parole pour une interprétation critique de cette période est enserré dans un cadre juridique contraignant (peine pour instrumentalisation de la guerre d’Algérie portant préjudice au gouvernement). On se censure pour éviter d’avoir des problèmes, pour éviter de vivre des complications. »

Une autre difficulté de premier plan est l’absence de « récit-cadre » post-62 sur lequel s’appuyer pour travailler. Ceci rend la structure chronologique chancelante et les récits sinueux. Malika Rahal explique que « la chronologie varie avec une grande amplitude, et dans ces variations, on passe toujours sur la décennie noire comme moment matriciel essentiel pour l’Algérie. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucun récit de ce passé : on a un rôle important de la presse dans la production de récits contestataires. A force de production de discours libres qui tournent à vide, on a une stérilisation de l’impact sur la société en l’absence de récit cadre.»

Une question se pose alors « où va s’écrire l’histoire dans les années qui viennent ? ». Il ne s’agit pas de minimiser le travail des historiens actuellement actifs individuellement, mais, s’interroge-t-elle, « après leur retraite d’ici quinze ans, qui va écrire l’histoire ?  On a de fait une grande complexité de l’écriture de l’histoire depuis la France. Il existe aussi des centres de recherche dans le monde anglo-saxon ». Elle conclue « Si cette histoire n’est pas assumée et regardée en face, elle s’écrira finalement de Paris ou de Londres ».

 

3)      Intervention de Benjamin Stora 

 

> Fin de la « séquence de l’oubli »

Benjamin Stora

Benjamin Stora

Benjamin  Stora revient sur les conflits mémoriels entre la France et l’Algérie : « cette question mémorielle est presque devenue un préalable dans tout discours sur les rapports entre les deux pays. On pourrait penser que ces questions empoisonnent les rapports étatiques et entre les deux sociétés. ».

Il poursuit en considérant que « nous sommes sortis de la séquence de l’oubli », question qu’il évoque dans son ouvrage publié en 1991 La Gangrène et l’Oubli. Il existe des stratégies compliquées de déni et de refoulement de la réalité pour ne pas affronter la question de la colonisation et de son aboutissement dans la guerre. Mais en 2012 en France, près de 120 livres ont été publiés sur la séquence de la guerre d’indépendance, avec une dizaine de documentaires sur la TV française, élément essentiel de la diffusion de masse. Ce qui est certain c’est qu’on ne peut pas rester dans une sorte de lamentation du silence et de l’oubli.

« C’est une autre étape qui commence aujourd’hui mais plus les travaux des historiens progressent, plus la connaissance grandit, et plus le sentiment d’une séparation s’accroît. L’histoire n’arrive pas à rassembler tandis que les mémoires continuent de séparer » explique Benjamin Stora.

 

> Séparation et fragmentation des récits historiques en France et en Algérie

Lorsqu’on a abordé la question de la commémoration de l’indépendance algérienne à partir des accords d’Evian, deux approches différentes séparaient la France de l’Algérie : « la question la plus essentielle ne portait pas sur la fin de la guerre mais sur les origines de la guerre pour l’Algérie, tandis qu’en France on se concentre sur la fin de la guerre et le déchaînement de violence finale, incompréhensible, dénuée de sens historique et source de chaos. En Algérie, on s’interroge sur le démarrage de la guerre, dans son inscription dans la longue durée, d’où l’impossibilité de penser une séquence de guerre, de faire l’histoire dans l’instantanéité. On s’interroge davantage sur les origines de la guerre, donc sur la colonisation et le point de basculement. On a une séparation des récits, et la difficulté de construire un récit commun ! »

Benjamin Stora poursuit en insistant sur le processus de fragmentation aggravée des récits nationaux : « plus le temps passe, et plus on assiste à une fragmentation des récits sur la question algérienne. Du côté français, elle est marquée par le poids de plus en plus important de certains groupes mémoriels (harkis, pieds noirs), clientèles mémorielles sur lesquelles on capitalise des gestuelles politiques. On installe des groupes jusqu’alors marginalisés dans l’espace politique. Alors qu’ils déclinent démographiquement, ils ont une visibilité croissante dans l’espace public, alors qu’ils étaient mis à l’écart pour mettre en avant la personnalité du général de Gaulle. C’est un paradoxe étonnant. Et d’autre part, on a des groupes qui entrent en conflit avec cette vision néocoloniale, notamment les enfants d’immigrés algériens en France. Depuis le vote sur l’apport positif de la colonisation, on a une rupture marquée et une fragmentation des récits. »

Il poursuit sur la fragmentation du récit national côté algérien en rappelant que « le discours dominant était une conception monopolistique d’une société unifiée, homogène, héroïque et fantasmagorique. Or on assiste au retour de figures importantes qui rompent avec le monolithisme mémoriel : récemment un colloque sur Messali Hadj fut organisé à Tlemcen. On a derrière ces personnages l’indice d’une pluralité des discours essentielle à la construction du discours historique. »

Derrière ce sentiment de séparation autour de la Méditerranée,  des groupes développent et s’approprient des discours sur fond de problématiques politiques délicates.

Benjamin Stora souligne qu’en France comme en Algérie, il reste encore un long chemin à parcourir pour la recherche historique. « Dans les années 1980 on n’avait encore qu’une infime poignée de chercheurs travaillant sur la séquence coloniale française. On n’en est encore qu’au début sur la découverte des nouvelles questions historiques de brutalisation des sociétés, de développement socioéconomique etc. ». Il invite également à relativiser ce problème de la « barrière impossible à franchir de 1962 » qui n’est pas propre à l’Algérie : « au Maroc par exemple, on ne parle pas du coup d’Etat de 1971 par exemple ».

 

> Pour une réflexion et reconnaissance de « choses concrètes » plutôt qu’une démarche idéologique et discours généraux de dénonciation de l’époque coloniale

Mais il poursuit en insistant sur le fait que le développement académique seul ne suffira pas. Il évoque deux perspectives possibles avant de souligner l’option qu’il considère comme étant la plus souhaitable. Le premier axe serait la production d’un récit français qui consisterait à reconnaître ce qui s’est passé au temps de la colonisation, à lever les hypothèses, à lever les tabous. A cet égard, Benjamin Stora rappelle que « ce discours général de dénonciation du contexte colonial a été fait en Décembre 2007 à Constantine par Nicolas Sarkozy insistant sur l’injustice et la cruauté du système colonial, avant de recevoir le soir même à l’Elysée des associations de harkis et pieds noirs pour les rassurer. ». Sur cette première option, Benjamin Stora considère que "ce discours s’est évaporé le jour même et les discours très généraux de dénonciation du système colonial, il y en a eu bien avant celui-ci ».

Le deuxième axe consiste à réfléchir sur des « choses concrètes » : « on pense aux essais nucléaires dans le Sahara, à l’utilisation du napalm dans le nord constantinois, l’assassinat de Maurice Audin, la disparition de milliers d’Algériens pendant la bataille d’Alger… Il faut que politiques et historiens s’associent pour la dé-classification des archives afin de mieux comprendre ce qu’il s’est passé sur ces cas précis ».

Benjamin Stora plaide davantage pour ce deuxième axe plutôt que des « démarches idéologiques abstraites, pas historiques, de dénonciations qui finissent par rapidement tomber dans l’oubli ».

Enfin, il souligne une dernière question qui est celle du rapport au régime algérien : cette démarche de reconnaissance des exactions commises au temps de la colonisation reviendrait-elle à légitimer l’Etat algérien d’aujourd’hui dans sa nature et son fonctionnement actuels ? Benjamin Stora considère que c’est un risque qui existe et qu’il ne faut pas négliger : « mais il faut se référer aux expériences mondiales en la matière et notamment les différends entre la Chine et le Japon sur la Mandchourie. S’il fallait attendre de se débarrasser du Parti Communiste Chinois et que la Chine devienne une démocratie pour reconnaître les cruautés commises en Mandchourie, on risquerait d’attendre très longtemps. Il s’agit d’être pragmatique et réformiste. »

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